Société numérique

  • Big data dans l’éducation, le nouveau big bang ?

    bigdata-educationDonnées, algorithmes, data… et éducation

    Il ne se passe plus une journée sans que le big data ne fasse les gros titres des médias. Porté par l’essor du web, l’EMC estime que près de 90 % des données récoltées depuis le début de l’humanité ont été générées durant les 2 dernières années. De multiples acteurs – privés, publics, associatifs, scientifiques – se positionnent afin de développer leurs compétences analytiques et d’améliorer le traitement des données collectées.  D’ici 2018, plus de 10 000 emplois directement liés au Big Data devraient être ainsi créés. Industrie, marketing, santé, transport… Cette explosion du volume des données ouvre de multiples champs d’application dans des secteurs riches et variés. Le dernier impacté par ce big bang de la data ? Celui de l’éducation ! Dans cet environnement réputé pour son conservatisme et ses traditions, le petit monde de l’apprentissage prépare en silence sa révolution…

  • L’Ubérisation peut-elle changer les modèles économiques ?

    L’ubérisation : est-ce un phénomène disruptif ?

    uberisationLe terme « ubérisation »  est un terme nouveau qui, selon nos sources, fut  inventé par Maurice Lévy en décembre 2014. Mais plutôt que de nous étendre sur les aspects ontologiques, nous préférons centrer notre attention sur l’aspect phénoménologique. L’« ubérisation » caractérise une économie du partage d’un nouveau type, les cas les plus fréquemment cités par les conférenciers étant Airbnb, Blablacar, et bien sûr Uber qui a déclenché des points de vue controversés1. Les éléments qui culminent dans ce  phénomène nouveau sont le mode d’échange à distance pair-à-pair (peer-to-peer), et la résolution d’un problème où l’entreprise traditionnelle ne savait pas apporter une solution satisfaisante. Un certain nombre d’autres exemples concrets se sont déjà manifestés ces dernières années, et que j’avais décrit le 13 novembre 2014. J’y mentionnais par exemple des structures comme Ouishare et plusieurs autres innovations fondées sur le « collaboratif » de proximité, et je concluais ainsi : « aucun secteur d’activité ne sera préservé à terme par l’économie du partage et du don. Une vraie réflexion mérite d’être menée sur ce sujet au sein des organisations sur le niveau de maturité des services numériques et de la stratégie d’entreprise qui les porte ».

  • L’intelligence artificielle, à l’aube d’une nouvelle ère technologique ?

    IAQuels sont les nouveaux enjeux économiques, sociétaux et politiques de l’intelligence artificielle ?

    Au cours de ces derniers mois, la thématique de l’intelligence artificielle (IA) a envahi comme jamais la blogosphère et les médias, spécialisés ou généralistes. Cette déferlante médiatique a été renforcée par les alertes de grands noms du monde scientifique et technologique (Stephen Hawking, Elon Musk, Bill Gates…) sur ses dangers potentiels. Cette médiatisation croissante ne laisse pas indifférent. Elle attire notre attention sur deux faits majeurs :

  • Education numérique : quels changements pour quelles valeurs ajoutées ?

    happy children holding digital tablet

    happy children holding digital tablet

    L’avènement des nouvelles technologies d’information et de communication a entraîné un bouleversement profond de nos modes de vie et de nos manières de penser. L’accès facilité à l’information a une influence non seulement sur nos connaissances, mais également sur notre perception du monde. Dans le secteur de l’éducation, l’utilisation d’Internet et des nouvelles technologies a un impact indéniable sur les pratiques pédagogiques et leur assimilation. Quels sont les enjeux et les bénéfices de l’éducation numérique ? Comment les enseignants peuvent-ils tirer parti de ces outils qui redéfinissent les usages et les modes d’apprentissage ?

  • Les réseaux sociaux sont-ils adaptés aux entreprises ?

    Dans le monde numérique, l’entreprise peut-elle rester à l’écart des réseaux sociaux ?

    Certains ont pensé, quand ils sont apparus sur le web, que les réseaux sociaux seraient une mode, pour ne pas dire une bulle… Mais Facebook a 10 ans…  Et aujourd’hui, plus de 2 milliards d’internautes sont actifs sur les réseaux sociaux. En France, 83% de la population surfe sur le web et 68% des Français sont inscrits sur un réseau social. Le temps moyen que nous leur consacrons est d’1h30 par jour en moyenne…

    Dans ce contexte où le numérique s’instaure en tant que Culture, peut-on laisser nos usages aux portes de notre univers professionnel ? Mais surtout l’entreprise peut-elle « importer » ces usages venus de la sphère privée et au-delà, en tirer une vraie valeur ajoutée ?

    La question a été abordée sur BFM Business, avec le CIGREF pour le bon usage du RSE !

    Les intervenants invités par Frédéric Simottel à répondre sur l’intérêt de l’usage des réseaux sociaux au sein de l’entreprise : 

  • Les lunettes connectées augmenteront-elles notre regard ?

    lunettes-connectees-regard-augmenteGoogle Glass, l’effet papillon du discours en questions…

    Les lunettes connectées ne sont pas encore vulgarisées au niveau du grand public. Il y eu plusieurs articles intéressants dans la presse ces dernières années1. Mais ce type de projet ne se trouve pas encore, à ma connaissance, au centre des programmes de la DSI et des Métiers. Ceci dit, nous connaissons les conséquences de l’effet papillon dans la théorie du chaos. Par conséquent, souhaitant anticiper ces évolutions, les premiers faits constatés militent en faveur d’un questionnement sur ce sujet. 

  • L’Intelligence Artificielle sera-t-elle l’enfant parricide de la Recherche ?

    Que d’efforts déployés par la Recherche pour l’IA, sa fille prodigue !

    intelligence-artificielleL’Intelligence Artificielle est une des filles très légitimes de la recherche et de l’informatique, ce couple chaque jour plus prolifique depuis un demi-siècle ! Comme beaucoup de parents, ce couple, si virtuel soit-il, peut s’enorgueillir de sa progéniture. Que d’innovations, propices à l’économie, sont à attendre de cette fille prodigue !

    Le monde se peuple chaque jour davantage d’objets connectés destinés à améliorer nos modes de vie embarquant de savants cocktails d’intelligences artificielles… D’ailleurs, s’il fallait un signe montrant l’importance du phénomène, il suffirait d’observer les investissements du Géant Google, à l’exemple de son rachat de DeepMind1, start-up spécialisée en intelligence artificielle. Cette acquisition devrait lui permettre de développer des algorithmes capables d’interpréter les comportements humains de l’internaute. 

  • Un monde sans Google est-il encore possible ?

    Combien sommes-nous à avoir le réflexe de solliciter Google dans sa fonction « moteur de recherche » pour la moindre de nos questions ? A quelle heure tondre la pelouse, les avis de consommateurs sur un produit à la mode, le programme de la dernière conférence SMX Paris, grand-messe du référencement… Justement, si on voulait entendre parler de Google, c’est là qu’il fallait aller !

    Dans le monde numérique, sans Google point de salut !

    seduire-googlePendant deux jours de conférences non-stop, le maitre-mot décliné en tous sens ce fut « sans Google, point de salut ! ».

    Chacun des intervenants s’est appliqué à montrer comment et pourquoi optimiser sa présence sur le web, et que pour cela, il n’y a d’autre alternative que de savoir séduire Google ! Que l’on s’aventure sur le terrain des pages web, du mobile, de la vidéo, des réseaux sociaux… il faut savoir faire les bons gestes, utiliser les bons mots, avoir les bons réflexes !

    Les ruses visant à dompter ses algorithmes… ou du moins à trouver des stratégies de contournement, sont à proscrire. Le « prince charmant 🙂 » n’aime pas que l’on triche. Et il semble bien qu’il ait des exigences drastiques. 

  • Le numérique nous a-t-il pris de vitesse ?

    acceleration-numeriqueNous Humains,
    pouvons-nous encore faire face à l’accélération exponentielle du monde numérique?

    Qui n’a pas remarqué l’accélération du monde qui nous entoure vit sur une autre planète !

    Jusque-là, les humains ont toujours réussi à s’adapter aux évolutions de leur environnement. En ont-ils encore le temps désormais ou sont-ils emportés dans un tourbillon numérique qui les dépasse ?

    Au fil des âges, toutes les technologies ont apporté leur cortège de bouleversements auxquels il a fallu s’habituer, mais aussi maitriser, contrôler, réguler… Il semble bien que notre patrimoine génétique soit naturellement équipé à la fois pour évoluer et pour faire face aux mutations que provoquent nos légitimes aspirations de progrès ! C’est du moins ce que l’on peut globalement constater à travers l’histoire de l’humanité. 

  • Google, un bond de Géant… pour le transhumanisme ?

    google-transhumanismePlus de 90% des français utilisent Google comme moteur de recherche principal. Occupant la seconde place de la capitalisation boursière après celle du pétrolier ExxonMobil, Google est aujourd’hui le leader mondial de la navigation internet. Mais pas seulement. Google ne cesse d’accroître son champ d’investigation à travers ses investissements dans les industries et technologies du futur, c’est-à-dire celles de la robotique (Boston Dynamics), de l’intelligence artificielle (DeepMind) et des objets connectés (Nest). Bien plus qu’un moteur de recherche, Google est aujourd’hui une géante entreprise des NBIC (nanotechnologies, bio-ingénierie, informatique et science cognitives).

    Suite à la condamnation récente de Google par la CNIL sur leur politique de collecte, de traitement et de durée de conservation des données personnelles, le Géant du web est aujourd’hui au cœur du débat sur la protection des données et la confidentialité des correspondances. Mais ce n’est pas tout : Google inquiète par son hégémonie gargantuesque sur le marché. Le monopole de Google est-il dangereux pour l’économie européenne ? Si Google rachète de manière stratégique les sociétés les plus innovantes, y aura-t-il encore une place à l’avenir pour la concurrence? Notre destin est-il entre les mains de Google ?