Ethique

  • Actes du colloque CIGREF « Gouvernance de l’Intelligence Artificielle »

    cigref-actes-iaL’Intelligence Artificielle et les enjeux de gouvernance pour les entreprises

    Le CIGREF publie les actes de son colloque « Gouvernance de l’Intelligence Artificielle » organisé « afin de partager différents points de vue d’experts sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle dans les entreprises, que ce soient les opportunités qu’elle représente ou les risques sous-tendus ».

    Ce colloque s’est inscrit dans le prolongement de sa démarche pour « développer la capacité des grandes entreprises à intégrer et maîtriser le numérique ». L’objectif n’étant pas d’apporter une nième dissertation sur l’avènement de l’Intelligence Artificielle, mais de permettre aux dirigeants d’entreprises d’intégrer au mieux cette évolution dans leur stratégie managériale.

    Ces actes livrent les réflexions des intervenants, leurs échanges lors de la table ronde sur le thème « L’Intelligence Artificielle dans les grandes entreprises : Etat des lieux sur les pratiques, les opportunités et les réflexions éthiques et juridiques à mener ».

  • Intelligence Artificielle, « as-tu passé les bornes des limites » ?

    limites-IAIntelligence artificielle, adieu monde d’hier… Bienvenue monde de demain ?

    Bienvenue monde de demain ? Cela ne vous aura pas échappé… au bout de ces quatre mots, la ponctuation résonne comme une alerte ! Pauvre petit point d’interrogation qui doit porter à lui seul l’incertitude du monde qui nous attend… A lui seul ? Aujourd’hui, peut-être pas ! Alphago a secoué l’apathie collective ! Jusqu’où ?

    Depuis quelques semaines le monde s’agite. Et curieusement, c’est un jeu de partage territorial1 de moins d’un mètre carré qui a soulevé cette émotion ! Alors pourquoi s’émouvoir autant ? Parce que l’un des joueurs, le fameux Alphago, était une intelligence artificielle… Une « IA » a été capable d’anéantir un champion du monde humain ! Et pourtant cette intelligence victorieuse fait partie de celles dites « faibles », par rapport à une intelligence artificielle qui serait « forte » de sa conscience d’elle-même !

  • Notre cerveau sera-t-il bientôt le prochain sur la liste des cyber-risques ?

    hacker-cerveauDevons-nous commencer à redouter le brain hacking ?

    Cette question n’est pas la nouvelle phobie à la mode des diners en ville ! Elle est posée par un chirurgien-urologue et neurobiologiste, le Docteur Laurent Alexandre, par ailleurs diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA. Il est aussi l’auteur de « La mort de la mort », ouvrage dans lequel il explique que « la génomique et les thérapies géniques, les cellules souches, les nanotechnologies réparatrices, l’hybridation entre l’homme et la machine sont autant de technologies qui vont bouleverser en quelques générations tous nos rapports au monde ».

    L’hybridation entre l’homme et la machine… Nous y voilà ! Et après ? L’être humain intègre des technologies numériques et, comme on l’a vu expérimenté sur une voiture connectée, un pirate prend le contrôle de son cerveau ?

    Pour le Docteur Laurent Alexandre, qui intervenait aux Assises de la Sécurité des Systèmes d’Information : « notre cerveau était un sanctuaire. Même les dictatures ne pouvaient pas réellement rentrer dans notre cerveau. Avec les technologies NBIC (Nano-technologies, Biologie, Informatique et Cognitique) notre cerveau ne sera plus un sanctuaire ». Il explique que « un continuum est en train de s’établir, entre le cerveau biologique, l’intelligence artificielle, l’IT, et les neuro-sciences ». Ce qui veut dire qu’il n’y aura bientôt plus de différence entre l’intelligence artificielle et l’intelligence biologique.

  • Savons-nous que nous sommes les produits marketing de Google ?

    gg-capitalGoogle veut capter toute l’information du monde… les miennes aussi !

    Si Google, ce « meilleur ami » toujours disponible, que nous sollicitons chaque jour de nombreuses fois pour répondre à la moindre de nos interrogations, garde une part de mystère, lui, il semble vraiment tout savoir de nous ! C’est du moins l’impression qui se dégage chaque jour davantage quand on croise les informations le concernant1 !

    Une part de mystère… c’est peu dire ! Pourtant qui l’aurait imaginé en septembre 98, quand les jeunes Sergei Brin et Larry Page s’installaient dans le garage d’une petite maison de Santa Margarita ? Quelques signaux faibles auraient peut-être dû attirer l’attention d’observateurs avisés, comme le nom pour le moins ambitieux qu’ils donnent au moteur de recherche qu’ils conçoivent : « Googol », nombre qui s’écrit avec le chiffre 1 suivi de 100 zéros  (10100), nom choisi pour signifier symboliquement leur volonté d’organiser l’immensité du volume d’information du monde !

  • L’intelligence artificielle menace-t-elle l’humanité ?

    dangers-IASi le rêve d’immortalité de l’homme devient réalité… peut-il tuer l’humanité ?

    Un des plus vieux rêves de l’homme n’est-il pas « la mort de la mort », rêve repris par Google et sur lequel il investit au point que, selon le Docteur Laurent Alexandre, « l’objectif des dirigeants de Google est de transformer leur moteur de recherche en intelligence artificielle… » ! Il explique aussi que même si l’on ne s’en est guère aperçu, le géant du web serait plus près du but qu’on ne l’imagine. Il n’est qu’à voir le nombre de start-ups rachetées par Google, dans le domaine de la santé et dans celui de la robotique, des objets intelligents… Mais doit-on s’en réjouir ?

    Des voix s’élèvent… scientifiques et entrepreneurs du numérique s’inquiètent pour l’avenir de l’humanité

    Une de ces voix est celle de Stephen Hawking, chercheur distingué du Perimeter Institute for Theoretical Physics, auteur réputé dans le domaine de la cosmologie et de la gravité quantique. Pourtant, paralysé depuis des années, il est lui-même utilisateur d’une sorte d’intelligence artificielle, puisque tout échange passe pour lui par une machine. Or, selon lui « l’intelligence artificielle, dotée d’une conscience propre et capable de se réinventer elle-même de plus en plus vite, elle surpasserait rapidement l’humanité pour la remplacer… ». 

  • Quel défi pour « l’intelligence augmentée » ?

    telecharger-cerveau-humainQuand le téléchargement du cerveau humain devient possible…

    Déjà en 2004, dans une interview accordée à la revue américaine Astrobiology, le professeur Ken Ford1 considérait que « l’avenir repose plutôt sur le concept de l’intelligence augmentée (« Amplified intelligence »). Il s’agissait alors d’accroître les capacités du cerveau humain en pluggant en quelque sorte des artefacts et prothèses technologiques afin de pouvoir  se mouvoir dans un environnement  intelligent2

  • Colloque « Ethique et Numérique », l’intervention du CIGREF

    « Tiré à part » de l’intervention CIGREF lors du colloque « Ethique et Numérique, quels enjeux pour l’entreprise »

    Si les réflexions, études, travaux… conduits par le CIGREF et la Fondation CIGREF ont initié le colloque du 28 mars 2014, ils ont aussi été présentés en préambule aux deux tables rondes, avec l’objectif de « créer une conscience partagée » autour de l’éthique du numérique.

    Dans le prolongement de la publication des actes présentant les interventions présentant les interventions des tables rondes :
    – « Enjeux éthiques du numérique et pratiques managériales »
    – « Enjeux éthiques du numérique dans la relation client »
    – « De l’éthique à l’innovation responsable, quelle gouvernance de projets »

    Georges Epinette, vice-président du CIGREF, et Flora Fischer, doctorante, présentent un « état des lieux » des réflexions sur les principaux enjeux éthiques du numérique pour les entreprises, et la démarche invitant chacun à « questionner le numérique » ! (ebook gratuit).

    CIGREF-intervention-colloque-ethique-numerique[Cliquer sur l’image : ebook]

  • Les actes du colloque CIGREF « Ethique et Numérique »

    colloque-ethique-cigrefLes actes du colloque Ethique et Numérique

    Quelques réponses à cette question récurrente associée à l’entreprise numérique : l’éthique et ses enjeux !

    En effet, pour répondre à cette problématique très souvent soulevée, le CIGREF avait organisé un colloque, il y a quelques semaines.

    L’objectif de ce colloque relève de la volonté du CIGREF de permettre un regard croisé entre les acteurs de l’entreprise impliqués dans les questions éthiques, les chercheurs et les experts. Ces regards croisés autour de questionnements légitimes visent à éclairer les enjeux que soulèvent les technologies et usages numériques en termes d’éthique.

    Deux tables rondes ont ainsi abordé deux dimensions fondamentales pour l’entreprise : d’une part la dimension managériale, de l’autre la relation client. 

  • Vers un management éthique de l’e-communication médicale ?

    ethique-communication-medicaleL’éthique de l’information médicale au cœur de la relation asymétrique
    médecin-patient

    L’information médicale fait systématiquement partie de la communication médecin-patient notamment pour permettre l’adhésion au traitement. Généralement, une information est nécessaire pour permettre la participation du patient dans une prise de décision le concernant. Ce transfert d’information va alors fortement dépendre des caractéristiques de la décision médicale telles que le contexte, les conséquences, la complexité et l’incertitude. Une telle situation fondée sur la transmission, l’échange, le partage et l’équilibre de l’information médicale explique la complexité intrinsèque de ce colloque singulier entre le médecin et son patient. Cette relation asymétrique appelle naturellement à des réflexions éthiques comme cela est le cas pour la notion de réciprocité qui se trouve dans l’échange.

    Quels enjeux éthiques pour les technologies de l’information et communication en santé ?

    Après des siècles de « paternalisme médical » préservant le malade de l’information médicale et de la vérité, on assiste depuis une vingtaine d’années à un rééquilibre de la relation soignante où le patient devient plus acteur de sa santé.

  • Quelle éthique pour l’homo sapiens technologicus hic & nunc ?

    Les TIC, entre mythes et réalités

    homo-sapiens-technologicus« Ni la matière, ni l’espace, ni le temps ne sont depuis vingt ans ce qu’ils étaient depuis toujours. Il faut s’attendre que de si grandes nouveautés transforment toute la technique… On saura transporter ou reconstituer en tout lieu (…) le système d’excitations (…) que dispense en un lieu quelconque un objet ou un événement quelconque. Les œuvres acquerront une sorte d’ubiquité. Leur présence immédiate ou leur restitution à toute époque obéiront à notre appel. Elles ne seront plus seulement dans elles-mêmes, mais toutes où quelqu’un sera, et quelque appareil. Elles ne seront plus que des sortes de sources ou des origines, et leurs bienfaits se trouveront ou se retrouveront entiers où l’on voudra. Un soleil qui se couche sur le Pacifique, un Titien qui est à Madrid ne viennent pas encore se peindre sur le mur de notre chambre aussi fortement et trompeusement que nous y recevons une symphonie.(…) Cela se fera. Peut-être fera-t-on mieux encore, et saura-t-on nous faire voir quelque chose de ce qui est au fond de la mer (…)».
    Paul Valery, La conquête de l’ubiquité, 1928

    80 ans plus tard, la vision de Paul Valery a conservé toute son actualité. Elle témoigne d’une clairvoyance sur le progrès technique à laquelle nous, contemporains, sommes peu accoutumés. Le futur qu’elle imagine est devenu notre présent.