Contributions

  • Le numérique peut-il changer le quotidien des malades?

    e-santeEn France 17,5% de la population est âgée d’au moins 65 ans, un français sur 10 a au moins 75 ans. Selon des études, une personne sur trois devrait avoir plus de 60 ans d’ici 2060 (source INSEE).

    Ce phénomène peut s’expliquer par l’augmentation de l’espérance de vie qui elle-même peut s’expliquer, en partie, par les progrès de la médecine et des nouvelles technologies. Le vieillissement de la population engendre une augmentation de la dépendance, mais aussi du nombre de malades.

    En France, 860 000 personnes sont atteintes d’Alzheimer. Il manque encore de structures d’accueil, de médecins spécialisés ou d’infirmières. Il semble que les avancées technologiques pourront pallier un minimum à ces manques d’ici quelques années, mais jusqu’à quel point? 

  • Le numérique éradiquera-t-il le mensonge ?

    numerique-mensongeA l’origine du mensonge,
    le langage…

    Le numérique s’attaque-t-il au mensonge ? La question peut paraitre étrange. En effet, comment une technologie pourrait-elle intervenir sur la nature humaine ? Parce que le mensonge : « énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité, ou dissimulation de la vérité », est intrinsèquement lié à l’homme depuis que celui-ci a acquis la parole, c’est-à-dire il y a environ 50.000 ans, selon Johanna Nichols, linguiste de l’université de Californie à Berkeley. Et le numérique ne fait-il pas évoluer la parole ?… 

  • Le numérique facilite-t-il la création d’entreprises ?

    creation-entrepriseLe numérique, et les technologies qui y sont associées, ont participé à l’émergence de centaines de nouveaux métiers : intégrateur web, architecte de l’information, community manger, designer web, chef de projet web mobile, rédacteur web…

    Avec ceux-ci se sont créés des milliers d’entreprises en France.

    Plus perceptible au quotidien par monsieur tout le monde, le e-commerce représente une des faces émergées de l’iceberg. 

  • Le numérique contribue-t-il au développement humain ?

    acceleration-numeriqueLe numérique accélère tout autour de nous…

    Tout s’accélère (l’accéluction en action) autour de nous sans pour autant savoir où nous allons et pour quelles finalités.
    Est-ce que « l’on va de plus en plus vite pour aller nulle part » comme le disait Jacques Ellül ?
    Est-ce que cette vitesse nous grise et nous amène à confondre information et communication, émetteur et récepteur ?

    C’est le grand paradoxe : l’information croît vertigineusement, tant en vitesse qu’en volume, alors que la qualité de la communication entre les hommes, les rapports humains, ne font que régresser. Il faut donc prendre garde que le numérique ne privilégie pas l’information à la communication, car la communication fait la relation et c’est la relation qui permet aux hommes de se comprendre et de s’aimer. Or, plus le monde est ouvert, plus cette communication semble difficile.

    • Malgré tous les moyens numériques mis en œuvre, la qualité des messages délivrés est-elle meilleure ?
    • La compréhension de l’échange s’est-elle améliorée ?
    • L’homme demeurera-t-il toujours plus grand que ses techniques ?… 
  • Le numérique encourage-t-il le vol de contenu ?

    duplicate-content« Copier / coller – Ctrl c + Ctrl v – Selection Copier / Selection Coller ».
    Qui n’a jamais effectué cette manipulation sur un ordinateur ou un smartphone ?

    Cette petite fonctionnalité très pratique aura permis à des milliards de contenus de changer de support. Mais tout aussi pratique qu’elle soit, cette manipulation se heurte à des limites légales ou morales. Elle a aussi des impacts insoupçonnés par nombre de ses utilisateurs.

  • Peut-on concilier éthique et numérique en entreprise ?

    ethique-numeriqueUne nouvelle culture pour l’entreprise

    L’Ethique : un mot à la mode ?

    Aujourd’hui, nous parlons beaucoup d’éthique, peut-être en parlons-nous trop, ou en parlons-nous à tort et à travers ? Mais pourquoi en parle-ton autant ? Dans notre jeunesse, à l’école, nous avions des leçons de morale doublées, pour certains d’entre nous, de leçons religieuses où les vertus théologales et cardinales venaient donner du sens à la conduite que nous devions tenir dans notre vie.

    G-Epinette

    Georges Epinette
    V-Pt CIGREF

    A cette époque, on ne parlait pas d’éthique mais bien de morale. Au fil du temps, cette morale s’est avérée coercitive, ringarde, fermée sur un système de valeurs, décalée par rapport à une société perdant de plus en plus ses repères. Aussi, en lieu et place, en est-on venu à parler d’éthique : un terme porteur d’ouverture d’esprit, d’initiatives, de nouvelle conscience morale s’exprimant à travers un changement de paradigmes. Changement de paradigmes, pour examiner autrement le sens de la vie, du bien et du mal et tenter de réconcilier l’homme à son environnement.

  • Julien questionne le numérique…

    Est-ce que le numérique s’inscrit dans une « notion de progrès » ?

    progres-numeriquePersonnellement 1, si j’ai souhaité contribuer, c’est parce que  j’ai été interpellé par ce que j’ai lu dans le « Cahier n° 32 – L’idée de progrès : une approche historique et philosophique » : « L’entrée dans le XXIème siècle ne se fait pas sous le signe de la confiance et de l’espérance longtemps portées et nourries par l’idée de progrès. La machine folle qui fonce vers le futur provoque l’inquiétude, voire l’angoisse, plutôt que l’enthousiasme. L’âge d’or n’est plus devant nous. Il n’est pas pour autant derrière nous. Le retour global en arrière nous est interdit en même temps que la fuite en avant nous paraît suicidaire ».

    Cette vision pessimiste peut se comprendre : la peur traditionnelle du changement, ajoutée à son rythme précipité « la machine folle qui fonce vers le futur », l’explique sans doute en partie. Mais il me semble que la cause est plus profonde. Le numérique opère sur un spectre très large, immense même. Pas seulement sur des champs plus restreints comme lors de l’apparition des technologies précédentes.

  • Victoire questionne le numérique…

    Faut-il changer les codes de notre société ?

    petite-poucette-questionnerJe m’appelle Victoire, je ne l’ai pas choisi, mais j’assume ! Etudiante en biotechnologies, je fais partie de ce que l’on appelle la « génération Y ». Pas très poétique comme appellation ! Et surtout peu porteuse d’avenir… parce que si la génération Y fait suite à la génération X, nos enfants seront Z, et après ? Je préfère m’imaginer « Petite Poucette » comme nous qualifie Michel Serres !

    J’ai parcouru avec intérêt votre site et j’ai envie de « questionner le numérique » parce que nous avons la chance – enfin personnellement je trouve que c’est une chance – de vivre dans un monde qui s’invente avec nous. Même si ça peut avoir un petit côté flippant quand on y réfléchit ! 

  • Faire, se faire en se faisant !

    S’interroger pour dessiner un avenir durable…

    « Faire, se faire en se faisant »… Cette phrase de Jules Lequier s’adapte merveilleusement au numérique. Car il existe une certaine rétroaction dans l’usage de ces technologies : nous les avons créées mais elles nous (re)façonnent. Chaque jour davantage, cette réification interpelle sur la part d’humanité qui demeure (ra) en nous. A quoi servent donc les artefacts numériques que nous sommes en train de créer ? Pour quelles finalités ?

    Questionner le numérique ne prétend pas apporter des réponses péremptoires, dogmatiques et toutes faites à ces interrogations. Dans ce domaine, le Groupe de DSI que j’ai l’honneur d’animer, demeure convaincu qu’il n’existe pas de vérité absolue : les assertions d’aujourd’hui pouvant être totalement infirmées demain. Donc, tout reste ouvert : ce qui augure de la longévité de notre site d’échanges ! 

  • Des systèmes de valeur à inventer

    En 2010, en établissant son plan stratégique « CIGREF 2015 », le CIGREF s’est donné comme mission de « Promouvoir la culture numérique comme source d’innovation et de performance ». Depuis, le terme « numérique » a fait du chemin… Galvaudé peut-être, il nécessite aujourd’hui un effort de recentrage. Précurseur à travers cette prise de position face au numérique, le CIGREF souhaite le rester aujourd’hui en éclairant le concept du numérique, de son acception à l’émergence de sa nature sociétale.

    Dans une démarche anthropologique (examiner le passage de la source naturelle du numérique vers sa dimension sociétale), on observe diverses conséquences sociologiques dont les dirigeants et responsables à tous niveaux (entreprises, collectivités, Etats…) doivent prendre conscience. A l’évidence, des équilibres restent à trouver ! Rien n’est encore inscrit dans le « marbre génétique » de ce patrimoine en devenir !