Contributions

  • Le numérique déshumanise-t-il la confiance ?

    confiance-numeriqueLa confiance est décrite par le CIGREF  dans « Entreprises et Culture Numérique » comme un « présupposé de bonne foi dans la relation ». Si ce présupposé est étymologiquement juste (fides, la foi), il doit néanmoins être reconsidéré à la lumière du contexte technique et économique qui le conditionne. Avec l’outil numérique, une question vient d’emblée à l’esprit : si l’on admet que les fondements de la confiance sont le fruit d’une  élaboration à proprement parler « humaine », qui résulte d’interactions et répondent à un besoin « d’entrer en contact », que se passe-t-il si l’on substitue les mécanismes d’échanges humains par des mécanismes techniques ? 

  • L’entreprise numérique pourra-t-elle s’affranchir du cloud computing ?

    cloudPour se lancer dans l’aventure
    du numérique…

    Les promesses du numérique sont nombreuses : porteuses d’innovations, de transformations profondes, de modèles nouveaux… mais aussi de craintes face à l’espace inconnu qu’elles ouvrent. Il n’y a pas un jour sans qu’un domaine de l’économie, et donc de l’entreprise, ne soit pas revisité par le numérique. Les acteurs de la société eux aussi ont radicalement modifié leurs habitudes de consommation avec le numérique et notamment les jeunes, futures recrues de nos entreprises et qui tirent parti au quotidien des outils mobiles, sociaux, de vidéo et musique en ligne… Au risque de passer à côté de cette jeunesse, qui a déjà les deux pieds dans le numérique et la tête « dans les nuages », nos entreprises sont contraintes à prendre le train en marche et à se lancer dans cette fantastique aventure. 

  • Homo numericus a-t-il perdu la parole ?

    parole-numeriqueLa culture numérique réduirait-elle la parole en face à face réel ? S’agit-il d’une nouvelle éthique des geeks ou est-ce un vrai phénomène sociétal et une des caractéristiques de la « culture numérique » ?

    Certes, il est possible de faire appel à son smartphone et aussi à la téléphonie gratuite comme Skype, Viber, Tango, Fring, Hangouts, etc. pour communiquer avec la parole, comme le faisait, en son temps, Socrate sur l’agora, directement face au public ; ou également chacun d’entre nous avec les moyens du bord avant les années 2000. 

  • Etre salarié numérique, ce sera comment ?

    salaries-numeriquesNous sommes une petite équipe de moins de 20 salariés au sein d’une petite entreprise qui a beaucoup investi dans une attitude numérique depuis quelques années déjà. Le boss a son twitter, son Facebook… Tous, ou presque, nous sommes impliqués dans cette démarche. Nous avons libre accès à l’internet et la possibilité d’utiliser nos propres « joujoux numériques », smartphones et tablettes, pour ceux qui le souhaitent. Lorsque les circonstances le permettent, nous bénéficions également d’une certaine flexibilité offerte par la mobilité numérique : télétravailler en attendant le plombier ou lorsqu’un enfant a de la fièvre… La belle vie !

    Quelles sont nos limites ?

    Pourtant, depuis quelques temps, certains parmi nous se demandent si ceci n’est pas le début d’un engrenage vers des obligations plus « discrètes », vers des contraintes nouvelles.

  • Vision numérique du futur, rêve ou cauchemar ?

    Peut-on imaginer le futur numérique?

    Peut-être qu’avant d’entrer de plain-pied dans un « nouveau monde », il est naturel de tenter de s’en faire une projection ! L’inconnu a toujours quelque chose d’effrayant que l’on essaye de se représenter, pour se préparer, pour se rassurer… ou pas !

    futur-numerique

    Selon le philosophe Maurice Blondel, « L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare ». Le sens d’une démarche prospective est généralement de « se préparer aujourd’hui à demain » en intégrant la notion d’incertitude possible. Quelle place donner à l’incertitude quand on évoque aujourd’hui le futur numérique ? 

  • Le numérique fait-il entrer le bonheur en entreprise ?

    bonheur-travail-numeriqueUne des questions que vous posez à l’issue du chapitre III de votre ouvrage « Entreprises & Culture Numérique » est : « Progrès et Bonheur peuvent-ils cohabiter au sein de l’entreprise ? ». Je crois que le seul fait de se poser cette question est déjà une façon de faire entrer la « culture numérique » dans l’entreprise !

    La sémantique du « travail » n’exprime pas le bonheur…

    En effet, à l’origine, l’entreprise n’est pas le premier endroit où l’homme quête naturellement le « bonheur »… il y va travailler. Or, dans les sociétés anciennes, le travail était considéré comme une corvée, parfois même comme un « pécher » ! 

  • Quels sont les ressorts de l’engagement numérique ?

    engagement-numeriqueComment mobiliser les utilisateurs ?

    J’ai toujours été attiré par la question « Pourquoi ça marche ? » avant la question « Comment ça marche » ?

    C’était un mardi en fin d’après-midi, il y a environ 4 ans, je participais à une rencontre à Paris sur le thème des « Annuaires d’entreprise et Référentiels ». Une douzaine de Maîtres d’ouvrage y exposaient leurs retours d’expérience en la matière. Durant les exposés, plusieurs des contributeurs témoignaient sincèrement de leurs difficultés à obtenir l’engagement de tous les acteurs (quelques centaines d’utilisateurs) pour nourrir ces Annuaires et ces Référentiels de données. 

  • Quelle différence entre éthique en management et éthique numérique ?

    management-ethiqueDans un monde où le numérique prend de plus en plus de place, le questionnement sur l’éthique en management se doit d’inclure une réflexion de l’utilisation du numérique dans ses pratiques.

    Par conséquent, répondre à la question « Peut-on concilier éthique et numérique en entreprise ? » posée par M. Epinette est, je le pense, très proche de « L’entreprise doit-elle être éthique ? ». Thème que j’avais abordé dans ma thèse professionnelle de l’EMSI (Grenoble Ecole de Management) en 2010, en me posant la question suivante : « L’entreprise peut-elle être éthique ou bien morale ? ».

    C’est une question que l’on doit se poser, surtout dans un contexte de réorganisation d’un service qui a des conséquences sur les conditions de travail des employés, mais qui peut aussi, dans certains cas, en avoir sur leur carrière et leur emploi. 

  • Le numérique peut-il révolutionner l’univers immobilier ?

    immobilier-numeriqueS’il est un secteur d’activité traditionnel, c’est bien celui de l’immobilier.

    D’une part, la prestation généralement proposée dans ces métiers est on ne peut plus concrète, avec une dimension physique affirmée et une fixité géographique indubitable.

    D’autre part, et ceci ayant peut-être été engendré par cela, les chasses gardées, le culte du secret et de l’information exclusive cachée bien au chaud, sont inscrits au plus profond des gènes de la culture immobilière depuis des décennies.

  • Le numérique peut-il changer le quotidien des malades?

    e-santeEn France 17,5% de la population est âgée d’au moins 65 ans, un français sur 10 a au moins 75 ans. Selon des études, une personne sur trois devrait avoir plus de 60 ans d’ici 2060 (source INSEE).

    Ce phénomène peut s’expliquer par l’augmentation de l’espérance de vie qui elle-même peut s’expliquer, en partie, par les progrès de la médecine et des nouvelles technologies. Le vieillissement de la population engendre une augmentation de la dépendance, mais aussi du nombre de malades.

    En France, 860 000 personnes sont atteintes d’Alzheimer. Il manque encore de structures d’accueil, de médecins spécialisés ou d’infirmières. Il semble que les avancées technologiques pourront pallier un minimum à ces manques d’ici quelques années, mais jusqu’à quel point?