Contributions

  • Big Data et amélioration du système de soins : quels enjeux ?

    Quelles interrogations pour le Big Data en matière de santé ?

    Le Big Data fait une entrée discrète dans le monde de la santé. Intéressant les laboratoires pharmaceutiques, les assureurs, les réseaux de soins et même les géants des technologies numériques, le sujet suscite des interrogations sur le mode de gouvernance des données.

    C’est le deal de l’année pour la médecine 3.0 : Sanofi et Google ont créé en septembre 2016 une filiale commune baptisée Onduo dont l’ambition est de mettre au point « des solutions intégrées combinant des dispositifs médicaux, des logiciels, des traitements et des soins pour faciliter la prise en charge des patients atteints du diabète ». Le laboratoire pharmaceutique français mise sur le savoir-faire du géant de la Silicon Valley pour mieux collecter, analyser et comprendre les informations des patients.

    « Les capteurs, les analyses et les solutions numériques vont révolutionner la façon dont sont gérés les taux de glycémie. Cela offrira une meilleure qualité de vie, réduira le risque de complications et abaissera les coûts de la prise en charge du diabète », promet John Brooks, directeur du Joslin Diabetes Center de Boston, partenaire de l’alliance.

  • Cybercrime : Intelligences Artificielles et Humains face à face ?

    Y a-t-il des Intelligences Artificielles des 2 côtés du cybercrime ?

    Il serait sans doute naïf de penser que si les Humains recourent à l’Intelligence Artificielle pour protéger des cybermenaces (premier danger du 21ème siècle) leurs Etats, leurs entreprises… la réciproque n’existerait pas côté agresseurs ! Même si les cybercriminels n’ignorent pas l’imprévoyance des internautes, ils ne se contentent certainement plus maintenant de vers ou autres mauvaises bactéries informatiques aiguisant l’appétit de nos antivirus préférés !

    Sans jugement de valeur (ce n’est pas mon propos ici) sur les tendances naturelles de l’Homme à l’affrontement, au combat, depuis la nuit des temps on a coutume de penser qu’à armes égales, celui-ci reste loyal… A armes égales ! C’est tout le problème. Avec les Intelligences Artificielles auto-apprenantes, ne peut-on s’interroger sur cette nouvelle donne qui va leur permettre (la seule interrogation est « quand » ?) de se lancer d’elles-mêmes sur de nouvelles cibles ? Soit parce que celles-ci se seront mises en travers de leur chemin programme, soit parce que, à tort ou à raison, elles feront figure d’ennemies… Avec cette faculté de court-circuiter l’appréciation humaine, faisant ainsi abstraction de toute possibilité de conscience, de discernement sur la nature réelle de ces cibles, les armes restent-elles égales ?

  • Big data dans l’éducation, le nouveau big bang ?

    bigdata-educationDonnées, algorithmes, data… et éducation

    Il ne se passe plus une journée sans que le big data ne fasse les gros titres des médias. Porté par l’essor du web, l’EMC estime que près de 90 % des données récoltées depuis le début de l’humanité ont été générées durant les 2 dernières années. De multiples acteurs – privés, publics, associatifs, scientifiques – se positionnent afin de développer leurs compétences analytiques et d’améliorer le traitement des données collectées.  D’ici 2018, plus de 10 000 emplois directement liés au Big Data devraient être ainsi créés. Industrie, marketing, santé, transport… Cette explosion du volume des données ouvre de multiples champs d’application dans des secteurs riches et variés. Le dernier impacté par ce big bang de la data ? Celui de l’éducation ! Dans cet environnement réputé pour son conservatisme et ses traditions, le petit monde de l’apprentissage prépare en silence sa révolution…

  • Avec RankBrain, une des IA de Google, quoi de neuf pour le web ?

    RankBrainComment RankBrain, une des intelligences artificielles de Google, va-t-elle changer le web ?

    Commençons par faire les présentations ! Il s’appelle RankBrain. Je dis « il » parce que c’est quand même un algorithme ! Son job, c’est de travailler pour le moteur de recherche de Google. Oui, celui que nous utilisons tous de nombreuses fois chaque jour… Autant dire que chacun de nous va être concerné par ce nouvel entrant dans le paysage Web ! Il était présenté en « vedette américaine » au SMX Paris 2016, salon professionnel du Search Marketing. Sa date de naissance : octobre 2015. C’est vrai, il a déjà quelques mois. Mais son signe le plus particulier est une croissance intellectuelle exponentielle !

    En quoi cet algorithme pourrait-il changer le web ? Après tout, ce n’est pas le premier (ni le dernier) que Google déploie pour mieux guider l’internaute dans ses recherches. Même sans être particulièrement branché « référencement naturel », ni être un pro du marketing digital, qui n’a entendu parler de Panda et de Pingouin, tant ces deux algorithmes ont agité les médias et les professionnels de la visibilité sur le web !

  • « Numérique » : sémantique ou acculturation ?

    Pourquoi dit-on « numérique » ?

    numerique« Numérique » est un terme de prime abord simple à définir et pourtant : son étymologie nous renvoie aux nombres, mais quel lien alors avec la révolution numérique ? Serait-ce à dire que les nombres font leur révolution ?
    A peine.

    Stricto sensu, le numérique renvoie à la représentation d’une réalité codée dans une série de chiffres, à des données immatérielles donc, par opposition à l’analogique.

    Mais finalement, dans un contexte de croissance rapide des technologies de l’information et de la communication, le terme numérique dépasse sa propre définition – un numérique augmenté en somme.

  • Intelligence Artificielle, « as-tu passé les bornes des limites » ?

    limites-IAIntelligence artificielle, adieu monde d’hier… Bienvenue monde de demain ?

    Bienvenue monde de demain ? Cela ne vous aura pas échappé… au bout de ces quatre mots, la ponctuation résonne comme une alerte ! Pauvre petit point d’interrogation qui doit porter à lui seul l’incertitude du monde qui nous attend… A lui seul ? Aujourd’hui, peut-être pas ! Alphago a secoué l’apathie collective ! Jusqu’où ?

    Depuis quelques semaines le monde s’agite. Et curieusement, c’est un jeu de partage territorial1 de moins d’un mètre carré qui a soulevé cette émotion ! Alors pourquoi s’émouvoir autant ? Parce que l’un des joueurs, le fameux Alphago, était une intelligence artificielle… Une « IA » a été capable d’anéantir un champion du monde humain ! Et pourtant cette intelligence victorieuse fait partie de celles dites « faibles », par rapport à une intelligence artificielle qui serait « forte » de sa conscience d’elle-même !

  • Culture et influence numérique, peut-on vivre sans ?

    influence-culture-numeriqueDe la culture numérique à l’influence numérique, une évolution incontournable ?

    La culture numérique, une irradiation induite…

    Comme l’air que l’on respire, il semble que la culture numérique se soit ’installée sans que l’on y prenne garde ! Passée l’heure de la découverte et de l’étonnement, les « accessoires numériques » et autres « objets connectés » s’imposent dans nos vies, du bureau à l’usine, de la rue à la maison, de la cave au grenier… La question n’est plus de savoir si l’on doit/peut s’en passer. Concrètement, nos choix d’usages des technologies s’arbitrent de plus en plus sur des critères économiques et environnementaux.

    Mais ces usages exigent d’appréhender des codes induits, les nouvelles règles de ce jeu numérique, dont rien moins que nos données personnelles et notre réputation numérique en sont les nouveaux enjeux.

  • L’Ubérisation peut-elle changer les modèles économiques ?

    L’ubérisation : est-ce un phénomène disruptif ?

    uberisationLe terme « ubérisation »  est un terme nouveau qui, selon nos sources, fut  inventé par Maurice Lévy en décembre 2014. Mais plutôt que de nous étendre sur les aspects ontologiques, nous préférons centrer notre attention sur l’aspect phénoménologique. L’« ubérisation » caractérise une économie du partage d’un nouveau type, les cas les plus fréquemment cités par les conférenciers étant Airbnb, Blablacar, et bien sûr Uber qui a déclenché des points de vue controversés1. Les éléments qui culminent dans ce  phénomène nouveau sont le mode d’échange à distance pair-à-pair (peer-to-peer), et la résolution d’un problème où l’entreprise traditionnelle ne savait pas apporter une solution satisfaisante. Un certain nombre d’autres exemples concrets se sont déjà manifestés ces dernières années, et que j’avais décrit le 13 novembre 2014. J’y mentionnais par exemple des structures comme Ouishare et plusieurs autres innovations fondées sur le « collaboratif » de proximité, et je concluais ainsi : « aucun secteur d’activité ne sera préservé à terme par l’économie du partage et du don. Une vraie réflexion mérite d’être menée sur ce sujet au sein des organisations sur le niveau de maturité des services numériques et de la stratégie d’entreprise qui les porte ».

  • L’intelligence artificielle, à l’aube d’une nouvelle ère technologique ?

    IAQuels sont les nouveaux enjeux économiques, sociétaux et politiques de l’intelligence artificielle ?

    Au cours de ces derniers mois, la thématique de l’intelligence artificielle (IA) a envahi comme jamais la blogosphère et les médias, spécialisés ou généralistes. Cette déferlante médiatique a été renforcée par les alertes de grands noms du monde scientifique et technologique (Stephen Hawking, Elon Musk, Bill Gates…) sur ses dangers potentiels. Cette médiatisation croissante ne laisse pas indifférent. Elle attire notre attention sur deux faits majeurs :

  • Notre cerveau sera-t-il bientôt le prochain sur la liste des cyber-risques ?

    hacker-cerveauDevons-nous commencer à redouter le brain hacking ?

    Cette question n’est pas la nouvelle phobie à la mode des diners en ville ! Elle est posée par un chirurgien-urologue et neurobiologiste, le Docteur Laurent Alexandre, par ailleurs diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA. Il est aussi l’auteur de « La mort de la mort », ouvrage dans lequel il explique que « la génomique et les thérapies géniques, les cellules souches, les nanotechnologies réparatrices, l’hybridation entre l’homme et la machine sont autant de technologies qui vont bouleverser en quelques générations tous nos rapports au monde ».

    L’hybridation entre l’homme et la machine… Nous y voilà ! Et après ? L’être humain intègre des technologies numériques et, comme on l’a vu expérimenté sur une voiture connectée, un pirate prend le contrôle de son cerveau ?

    Pour le Docteur Laurent Alexandre, qui intervenait aux Assises de la Sécurité des Systèmes d’Information : « notre cerveau était un sanctuaire. Même les dictatures ne pouvaient pas réellement rentrer dans notre cerveau. Avec les technologies NBIC (Nano-technologies, Biologie, Informatique et Cognitique) notre cerveau ne sera plus un sanctuaire ». Il explique que « un continuum est en train de s’établir, entre le cerveau biologique, l’intelligence artificielle, l’IT, et les neuro-sciences ». Ce qui veut dire qu’il n’y aura bientôt plus de différence entre l’intelligence artificielle et l’intelligence biologique.