• Pourquoi questionner le numérique ?

    Autour d’une conscience partagée…

    L’ouvrage fondateur du CIGREF paru en 1970, « le Pari Informatique » de Pierre Lhermitte, avait pour vocation d’interpeller sur l’émergence de l’informatique. Visionnaire, il annonçait les changements majeurs et irréversibles qui allaient impacter la société et l’entreprise : « Le système informatique apparaît inséparable de l’entreprise dans laquelle il s’implante, modifiant le milieu qui le fait naître  se modifiant lui-même en fonction de ce milieu au point d’en devenir l’une des caractéristiques ».

    40 ans plus loin, le numérique bouleverse à son tour, plus vite, plus fort, la société et l’entreprise. Statutairement engagé à anticiper des évolutions susceptibles d’impacter la performance de l’entreprise et d’engager sa responsabilité sociétale, le CIGREF souhaite interpeller ici le « milieu qui fait naître le numérique, se modifiant lui-même à son tour… » ! 

  • Pourquoi un congrès européen sur l’Intelligence Artificielle ?

    aieurope2016Le CIGREF partenaire du congrès « AI EUROPE 2016 »

    Lors de son colloque « Intelligence Artificielle, enjeux pour l’entreprise », le CIGREF a souhaité « sensibiliser les entreprises aux enjeux présents et futurs de l’Intelligence Artificielle ».

    C’est dans le prolongement de cette démarche, que le CIGREF est partenaire de « AI EUROPE 2016 », premier congrès européen sur l’intelligence artificielle qui se tiendra à Londres les 5 et 6 décembre 2016.

    Ce congrès rassemblera l’écosystème européen de l’IA et plus de 1000 dirigeants d’entreprises et décideurs de tous secteurs. Des témoignages et regards croisés permettront de comprendre les avantages et les défis de l’Intelligence Artificielle pour les entreprises, d’interroger leur place au niveau européen, et d’identifier des clés pour l’intégrer avec succès dans leurs stratégies.

  • Avec RankBrain, une des IA de Google, quoi de neuf pour le web ?

    RankBrainComment RankBrain, une des intelligences artificielles de Google, va-t-elle changer le web ?

    Commençons par faire les présentations ! Il s’appelle RankBrain. Je dis « il » parce que c’est quand même un algorithme ! Son job, c’est de travailler pour le moteur de recherche de Google. Oui, celui que nous utilisons tous de nombreuses fois chaque jour… Autant dire que chacun de nous va être concerné par ce nouvel entrant dans le paysage Web ! Il était présenté en « vedette américaine » au SMX Paris 2016, salon professionnel du Search Marketing. Sa date de naissance : octobre 2015. C’est vrai, il a déjà quelques mois. Mais son signe le plus particulier est une croissance intellectuelle exponentielle !

    En quoi cet algorithme pourrait-il changer le web ? Après tout, ce n’est pas le premier (ni le dernier) que Google déploie pour mieux guider l’internaute dans ses recherches. Même sans être particulièrement branché « référencement naturel », ni être un pro du marketing digital, qui n’a entendu parler de Panda et de Pingouin, tant ces deux algorithmes ont agité les médias et les professionnels de la visibilité sur le web !

  • « Numérique » : sémantique ou acculturation ?

    Pourquoi dit-on « numérique » ?

    numerique« Numérique » est un terme de prime abord simple à définir et pourtant : son étymologie nous renvoie aux nombres, mais quel lien alors avec la révolution numérique ? Serait-ce à dire que les nombres font leur révolution ?
    A peine.

    Stricto sensu, le numérique renvoie à la représentation d’une réalité codée dans une série de chiffres, à des données immatérielles donc, par opposition à l’analogique.

    Mais finalement, dans un contexte de croissance rapide des technologies de l’information et de la communication, le terme numérique dépasse sa propre définition – un numérique augmenté en somme.

  • Intelligence Artificielle, « as-tu passé les bornes des limites » ?

    limites-IAIntelligence artificielle, adieu monde d’hier… Bienvenue monde de demain ?

    Bienvenue monde de demain ? Cela ne vous aura pas échappé… au bout de ces quatre mots, la ponctuation résonne comme une alerte ! Pauvre petit point d’interrogation qui doit porter à lui seul l’incertitude du monde qui nous attend… A lui seul ? Aujourd’hui, peut-être pas ! Alphago a secoué l’apathie collective ! Jusqu’où ?

    Depuis quelques semaines le monde s’agite. Et curieusement, c’est un jeu de partage territorial1 de moins d’un mètre carré qui a soulevé cette émotion ! Alors pourquoi s’émouvoir autant ? Parce que l’un des joueurs, le fameux Alphago, était une intelligence artificielle… Une « IA » a été capable d’anéantir un champion du monde humain ! Et pourtant cette intelligence victorieuse fait partie de celles dites « faibles », par rapport à une intelligence artificielle qui serait « forte » de sa conscience d’elle-même !

  • 2016, pour quel numérique ?

    cartouche2015-QuestNum« Questionner le Numérique » vous présente ses meilleurs vœux !

    Le numérique est une grande histoire qui s’écrit chaque jour à travers ces technologies qui entrent chaque jour dans nos vies et les usages que nous en faisons. Depuis 2013, le CIGREF a ouvert ces pages pour accueillir vos contributions et réfléchir ainsi ensemble à ces questions, nombreuses, que le numérique soulève.

    Comment s’écrit cette histoire qui bouleverse nos façons de travailler, nos environnements et tous nos gestes au quotidien ? Mais surtout qu’en attendons-nous… Ou pas ?

    Objets connectés, robots, drones, intelligence artificielle… sont-ils des menaces pour les humains ? Peut-on tisser un maillage éthique qui soit garant de notre humanité…

  • L’Ubérisation peut-elle changer les modèles économiques ?

    L’ubérisation : est-ce un phénomène disruptif ?

    uberisationLe terme « ubérisation »  est un terme nouveau qui, selon nos sources, fut  inventé par Maurice Lévy en décembre 2014. Mais plutôt que de nous étendre sur les aspects ontologiques, nous préférons centrer notre attention sur l’aspect phénoménologique. L’« ubérisation » caractérise une économie du partage d’un nouveau type, les cas les plus fréquemment cités par les conférenciers étant Airbnb, Blablacar, et bien sûr Uber qui a déclenché des points de vue controversés1. Les éléments qui culminent dans ce  phénomène nouveau sont le mode d’échange à distance pair-à-pair (peer-to-peer), et la résolution d’un problème où l’entreprise traditionnelle ne savait pas apporter une solution satisfaisante. Un certain nombre d’autres exemples concrets se sont déjà manifestés ces dernières années, et que j’avais décrit le 13 novembre 2014. J’y mentionnais par exemple des structures comme Ouishare et plusieurs autres innovations fondées sur le « collaboratif » de proximité, et je concluais ainsi : « aucun secteur d’activité ne sera préservé à terme par l’économie du partage et du don. Une vraie réflexion mérite d’être menée sur ce sujet au sein des organisations sur le niveau de maturité des services numériques et de la stratégie d’entreprise qui les porte ».

  • Culture et influence numérique, peut-on vivre sans ?

    influence-culture-numeriqueDe la culture numérique à l’influence numérique, une évolution incontournable ?

    La culture numérique, une irradiation induite…

    Comme l’air que l’on respire, il semble que la culture numérique se soit ’installée sans que l’on y prenne garde ! Passée l’heure de la découverte et de l’étonnement, les « accessoires numériques » et autres « objets connectés » s’imposent dans nos vies, du bureau à l’usine, de la rue à la maison, de la cave au grenier… La question n’est plus de savoir si l’on doit/peut s’en passer. Concrètement, nos choix d’usages des technologies s’arbitrent de plus en plus sur des critères économiques et environnementaux.

    Mais ces usages exigent d’appréhender des codes induits, les nouvelles règles de ce jeu numérique, dont rien moins que nos données personnelles et notre réputation numérique en sont les nouveaux enjeux.

  • L’intelligence artificielle, à l’aube d’une nouvelle ère technologique ?

    IAQuels sont les nouveaux enjeux économiques, sociétaux et politiques de l’intelligence artificielle ?

    Au cours de ces derniers mois, la thématique de l’intelligence artificielle (IA) a envahi comme jamais la blogosphère et les médias, spécialisés ou généralistes. Cette déferlante médiatique a été renforcée par les alertes de grands noms du monde scientifique et technologique (Stephen Hawking, Elon Musk, Bill Gates…) sur ses dangers potentiels. Cette médiatisation croissante ne laisse pas indifférent. Elle attire notre attention sur deux faits majeurs :

  • Notre cerveau sera-t-il bientôt le prochain sur la liste des cyber-risques ?

    hacker-cerveauDevons-nous commencer à redouter le brain hacking ?

    Cette question n’est pas la nouvelle phobie à la mode des diners en ville ! Elle est posée par un chirurgien-urologue et neurobiologiste, le Docteur Laurent Alexandre, par ailleurs diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA. Il est aussi l’auteur de « La mort de la mort », ouvrage dans lequel il explique que « la génomique et les thérapies géniques, les cellules souches, les nanotechnologies réparatrices, l’hybridation entre l’homme et la machine sont autant de technologies qui vont bouleverser en quelques générations tous nos rapports au monde ».

    L’hybridation entre l’homme et la machine… Nous y voilà ! Et après ? L’être humain intègre des technologies numériques et, comme on l’a vu expérimenté sur une voiture connectée, un pirate prend le contrôle de son cerveau ?

    Pour le Docteur Laurent Alexandre, qui intervenait aux Assises de la Sécurité des Systèmes d’Information : « notre cerveau était un sanctuaire. Même les dictatures ne pouvaient pas réellement rentrer dans notre cerveau. Avec les technologies NBIC (Nano-technologies, Biologie, Informatique et Cognitique) notre cerveau ne sera plus un sanctuaire ». Il explique que « un continuum est en train de s’établir, entre le cerveau biologique, l’intelligence artificielle, l’IT, et les neuro-sciences ». Ce qui veut dire qu’il n’y aura bientôt plus de différence entre l’intelligence artificielle et l’intelligence biologique.

  • Education numérique : quels changements pour quelles valeurs ajoutées ?

    happy children holding digital tablet

    happy children holding digital tablet

    L’avènement des nouvelles technologies d’information et de communication a entraîné un bouleversement profond de nos modes de vie et de nos manières de penser. L’accès facilité à l’information a une influence non seulement sur nos connaissances, mais également sur notre perception du monde. Dans le secteur de l’éducation, l’utilisation d’Internet et des nouvelles technologies a un impact indéniable sur les pratiques pédagogiques et leur assimilation. Quels sont les enjeux et les bénéfices de l’éducation numérique ? Comment les enseignants peuvent-ils tirer parti de ces outils qui redéfinissent les usages et les modes d’apprentissage ?